Matthieu Rosy, Délégué Général du SYNTEC et Président du CEDAP

« Recréer du lien au cœur de l’entreprise et entre elles doit redevenir notre objectif sociétal, pour renouer le lien entre les hommes, mais aussi entre les hommes et le monde économique. »


Matthieu Rosy, Délégué Général du SYNTEC et Président du CEDAP 

Matthieu Rosy est président du CEDAP depuis trois ans et Délégué général de la Fédération SYNTEC . Il nous parle de son adhésion à QANTIS Fidélisation au nom du CEDAP (Centre d’Etudes des Directeurs d’Associations Professionnelles), une association qui regroupe près de 300 directeurs, délégués et secrétaires généraux d’associations professionnelles de tous secteurs. Le but du CEDAP est de permettre aux dirigeants d’associations professionnelles d’échanger et de créer des liens entre eux, mais aussi de leur fournir des services et de les accompagner dans leurs missions de directeurs généraux (formations, webinaires, outils, etc.), et de défendre leurs intérêts auprès des pouvoirs publics.

Quand le CEDAP est-il entré dans l’aventure QANTIS, et quel était l’objectif ?  

Le CEDAP est membre de QANTIS depuis environ deux ans. Nous utilisons donc leurs contrats-cadres négociés pour les achats, mais également leur offre d’avantages individuels pour les salariés des entreprises (anciennement Bonuus). Nous sommes actuellement en train de développer une plateforme en marque blanche avec QANTIS pour être au plus proche des besoins de nos clients en matière d’achats.

Notre objectif, en faisant appel aux services de QANTIS, était de développer des services pratiques pour nos directeurs généraux, mais aussi transposables au sein de leurs propres organisations : nous leur apportons de nouveaux services, qu’ils pourront ensuite proposer à leurs propres adhérents. Nous sommes convaincus de l’intérêt et de la valeur ajoutée de l’offre QANTIS et n’hésitons donc pas à la promouvoir au sein de notre réseau. Cela permet aussi à QANTIS de se faire connaitre auprès de nos centaines de réseaux adhérents !

Que vous apporte votre adhésion à QANTIS ?

Nous identifions plusieurs avantages liés à notre collaboration : le gain de temps et d’argent pour nos adhérents grâce à la sélection des prestataires par QANTIS ; mais aussi la professionnalisation du service offert par le CEDAP grâce aux offres de QANTIS. Ainsi, le CEDAP insiste sur son aide opérationnelle aux adhérents, et leur accompagnement dans des problématiques concrètes. QANTIS nous aide ainsi à fidéliser nos adhérents.

Pour la conception de l’offre, nous avions réalisé un vrai travail de co-construction pour réfléchir à la plateforme idéale selon nos besoins. Et cela n’a été possible que parce que ce sont des experts du collectif : ils n’auront donc pas la même vision commerciale, la même empathie envers notre activité d’action collective, qu’une autre entreprise classique. On sent, chez QANTIS, une vraie capacité à discuter avec des réseaux et à intégrer les problématiques du collectif dans leur quotidien. Gaëtan de Sainte Marie insiste sur l’ADN collaboratif de QANTIS, et nous avons tout de suite été rassurés, puisqu’il est proche du nôtre. Les organisations professionnelles, comme le CEDAP, sont historiquement les acteurs les plus anciens de l’économie collaborative, issues des anciennes gildes. Étant nous aussi au cœur de l’économie collaborative, nous pouvons donc tout naturellement recommander QANTIS à l’ensemble de nos adhérents !

Pour aller plus loin, pouvez-vous nous donner votre vision de l’avenir, tant celui des organisations professionnelles que de la mutualisation dans le milieu professionnel ?

On peut avouer que des éléments positifs sont ressortis de la crise sanitaire pour les organisations professionnelles, puisqu’elles ont récupéré leur place au centre du débat public : les élus ont repris conscience de l’importance des corps intermédiaires pour la démocratie. Les organisations professionnelles ont servi de baromètre en temps réel des entreprises de leurs secteurs ; elles ont été une courroie de transmission efficace des textes législatifs et réglementaires nouveaux ; et elles ont participé au processus de fabrique de la loi au jour le jour, grâce aux retours en direct des entreprises sur l’application de nouvelles mesures. La crise sanitaire a aidé les organisations professionnelles à attirer parfois de nouveaux adhérents qui ont senti le besoin de collectif et d’accompagnement.

Pour faire fructifier ce regain d’activité dans le futur, j’identifie deux pistes. La première : réussir à maintenir ce niveau d’échange et de confiance entre pouvoirs publics, médias et associations professionnelles, au moins jusqu’aux présidentielles, pour pouvoir transmettre nos demandes et propositions. La deuxième : développer notre capacité à anticiper les sujets de demain qui demanderont des transformations massives des entreprises, comme la RSE ou la transformation numérique. La crise sanitaire a fait durablement changer notre organisation du travail, et il va falloir aussi anticiper les nouvelles envies des salariés et les intégrer au management de l’entreprise, ce qui représente un enjeu colossal !

Pour aller plus loin, pouvez-vous nous donner votre vision de l’avenir de la mutualisation dans le milieu professionnel ?

Aujourd’hui, tout nous incite à penser que le collaboratif a de beaux jours devant lui. Mais chaque évolution peut comporter un risque d’atomisation progressive du monde du travail. Nous gagnons en flexibilité avec le télétravail notamment. Celui-ci est positif pour l’organisation personnelle du salarié, mais s’il va trop loin, nous pouvons passer à l’individualisation exacerbée de chaque travailleur : nous pourrions tous devenir indépendants et travailler à notre compte ! Si cela devient l’organisation majoritaire du monde du travail, comment allons-nous renouer avec le collectif ? Si chaque individu devient sa propre entreprise, en concurrence directe avec son voisin, comment notre société qui repose sur des principes de solidarité peut-elle continuer à prospérer ? Il faut donc veiller à maintenir les liens collectifs historiques, et ne pas tout abandonner: l’entreprise est une aventure humaine, l’un des fondements de notre sociabilisation et de notre société. Il faut trouver le bon équilibre et entretenir le lien entre les hommes et l’économie. Il s’agit ici du défi des 10 prochaines années : maitriser la nouvelle organisation du travail pour maintenir une certaine harmonie sociétale. Et c’est un enjeu de nos fédérations professionnelles également.